Voile : un équipage du Club Nautique de Nice a participé à la 7ème édition des 900 nautiques de St Tropez (12-20 mars 2016)

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La 7ème édition des 900 nautiques de St Tropez est partie samedi 12 mars 2016 à midi pour une boucle de 900 miles en Méditerranée.
14 équipages en lice cette année dont Ansha un JPK 9.60 de Mattéo Carli-Roy membre du Club Nautique de Nice et compétiteur émérite.
Récit de ce périple par Mattéo.
« Après un départ dans un vent quasi inexistant, cap sur l’ile de la Giraglia au cap corse, sous spi une bonne partie de la nuit pour arriver au près le lendemain midi. Une fois la porte Nord corse passée direction les îles Pontines à mi-chemin entre Rome et Naples, le vent est soutenu, 25 à 30 noeuds et Ansha se faufile entre l’ile d’Elbe, l’île de Monte Cristo, Pianosa, il Giglio et Giannutri. Bloqué 18H à quelques miles de l’île de Ponza, l’équipage se bat toute la journée avec un courant dans le nez et dans une pétole totale pour un gain de 0,5 nautiques.
La porte des îles Pontines est passée mardi à 2H30 du matin, direction le sud de la Sardaigne 200 miles plus loin. Ansha accuse un retard de 50 miles par rapport au reste de la flotte, étant le plus petit bateau il est impossible de revenir au contact à la loyale, l’équipage décide de jouer un coup de poker et plonge plein sud pour essayer de s’extirper d’un anticyclone posé sur la Sardaigne afin de toucher des vents plus forts. La route se rallonge d’un tiers mais le pari peut être payant. 36H plus tard l’équipage arrive à la porte sud Sardaigne, mardi 16 à 21H30, et a réussi à combler son retard sur le reste de la flotte qui réapparaît comme par miracle sur l’écran de l’AIS. 10 miles séparent l’ensemble de la flotte bloquée au large de la baie de Cagliari et Ansha pointe à la 5ème place. Ne reste plus qu’à enrouler la Sardaigne par l’ouest et remonter sur St Tropez, mais Eole en a décidé autrement en mettant en place un système météo complexe avec des vents quasi inexistants et très instables. La flotte doit contourner une zone d’exclusion militaire au SO de la Sardaigne, les bateaux de la marine italienne veillent au grain, le courant nous poussent vers la zone interdite, sous spi nous reculons.
La remontée ouest sarde se complique la nuit, sous de violents grains, les éclairs claquent sans interruption autour du bateau, le vent passe de 0 à 30 noeuds en un instant, très instable il passe du 270 au 90 sans crier gare. L’équipage se mobilise sur le pont toute la nuit afin d’éviter tout départ au tas, les organismes s’épuisent et la tension monte. Le mauvais temps aura eu raison d’une partie de l’électronique du bord, il est désormais impossible de récupérer la météo à bord. L’équipage contacte le cross corse par VHF pour obtenir la météo des prochaines 36H sur l’ouest corse et le ligure, pétole annoncée. 15 minutes plus tard nous voyons arriver un Falcon de la marine française, qui nous passe en rase motte à quelques mètres du haut du mat, le pilote effectue un battement d’aile en guise de salutation et remonte en chandelle direction le continent, drôle de rencontre.
Le lendemain matin au NW de la Sardaigne, au large de l’ile d’Asinara, le comité de course informe tous les concurrents par téléphone satellite que les systèmes météo ne permettront pas aux équipages de rejoindre la ligne d’arrivée avant sa fermeture dimanche midi et autorisent ceux qui le souhaitent à rallier directement leurs ports d’attache respectifs. 5 bateaux, les plus rapides, réussiront tout de même à franchir la ligne, les autres arriveront dimanche en fin d’après-midi. Le classement du reste de la flotte est donc arrêté à la porte sud Sardaigne. Avec une pénalité de temps de 24H Ansha se classe 9ème.
Il ne reste plus qu’à remettre le couvert dans un an pour une troisième participation !! »

Mattéo était accompagné de Alain Kornyeli (moniteur au CNN) et Joakim Larsson (licencié CNN).

Quelques images…

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